CABANACONDE : LA PERLE

En revenant du trek au canyon de Colca, je vois la proprio de l'hotel El Pastor ou j'ai dormi. :

- hola Señora, vous savez le matin ou je suis parti,  il n'y avait pas d'eau chaude pour la douche.
- c'est normal, quand il y a des touristes , ils s'en servent et apres il n'y en a plus.

Imparable...

Ma cherie, ton  hotel c'est pas un hotel pour touristes quand meme ? Et moi je ne suis pas un touriste ? Et les peruviens ils se lavent a l'eau froide ... ?

KUELAP 3 : LA VISITE, LES PHOTOS / LA VISITA, LAS FOTOS

Finalement, une fois arrive en bas de la forteresse, il ne reste plus qu'un petit chemin de 30 minutes pour arriver.





Dernier bout de chemin. Ultimo pedazito de camino.


Comme les autre marchaient plus vite je me retrouve tout seul avec Demosteno, le guide, en arrivant a la citadelle, entourée d'énormes remparts. C'est le second ensemble de pierres d'Amérique du sud, d'une longueur de 600. Il aete bâtie a flan de montagne sur des terrasses artificielles. Une fois passe la porte d'honneur, on se retouve avec pour seule compagnie des ouvriers occupes a des travaux de "rénovation", comme on dit ici, pas de restauration.




Usure due au passage des lamas. Huella de patas de lamas


A la différence de Machu Pichu que l'on decouvre d'en haut avant de visiter  les différents elements,  ici des notre arrivee on est au niveau de la forteresse de l'extérieur. On entre, la majorite des constructions, ou ce qui en reste sont a nos pieds ou juste un peu plus bas.






Le guide m'explique comment les gens vivaient a au moins dix personnes, sous un seul toit, me montre l'endroit ou l'on faisit la cuisine, et surtout la grande cavité qui servait a entasser des aliments pour l'hiver. mais comme tout ce l'on croit malgré des "preuves" demeure quand même relatif, un autre chercheur vient d'émettre une nouvelle thèse.  Apres avoir trouve des traces de restes humains, il pense qu'en fait on y enterrait aussi des morts.


Les archeologues ont quand meme reconstruit une maison type, murs de pierre et toit de brannches. En fait il s'agit d'une masion d'un homme de confiance du roi. On le reconnait par les losanges graves sur les murets. le plus il y avait de confiance, le plus de traits dans le losange.





Mais le plus intriguant a Kuelap c'est certainemnt cette tour a l'architecture tres osee, temple, observatoire, on ne sait pas. On a decide de la reconstruire, methodiquement bien sur, pour que sa beaute et son originalite ne soient pas perdues.


Je prends  des photos des briques qui vont servir pour des mini-restaurations. Elles sont faites d'eau bien sur, de chaux et de sable ce qui leur donne cette couleur marron clair.

En sortant, Demosteno nous fait remarquer sur les murs bordant l'epaisse entree deux  petits bas-reliefs.

Ces bas reliefs montrent pour le premier un visage humain et pour le deuxieme un serpent. Pourquoi sont-elles les seules, et pourquoi  a cet endroit  ? Encore un mystere.

LA VIDA LOCA

A Chiclayo, pour ne pas gener les taxis,de jour toutes les rues sont ouvertes a la circulation. La nuit on ferme celles ou il y a des travaux. On peut alors detruire les maisons et autres travauxs du meme genre pendant que les gens dorment , y compris les clients des hotels....

NAZCA POUR SEDUIRE / NAZCA POUR SEDUIRE

Je suis venu a NAZCA parce que depuis que j'étais enfant je rêvais de voir les fameuses lignes tracées dans le désert. Je dévorais les encyclopédies imagées,bien sur,en rêvant au jour ou... A l'époque il y avait peu d'explications et on parlait souvent de pistes d'atterrissage, de martiens et autres explications de cce genre.

A Nazca même si la ville a elle aussi ete considérablement endommagée par le tremblement de terre de 2007, elle est deja en partie reconstruite. La Plaza de Armas (la place centrale) a ete redessinée. De la fontaine, au centre, partent des allées de granits de couleurs variées avec des figures des fameuses lignes. Massifs de fleurs, plans d'eau,  on est loin de la place rachitique de Pisco.



Dessin du condor sur la pelouse. El condor en la pelusa

PATATE INTERDITE ! // PAPA PROHIBIDA !

Comme on sait la pomme de terre est originaire du Perou, ils en ont plein de varietes, jusqu'a 3000 au moins. Je voulais prendre des photos souvenir chez Metro, un supermarche de Lima ou elles sont bien alignees, c'est plus pratique. Avant de m'y mettre  je photographie d'abord du mais violet, celui qui sert pour faire la chicha, la boisson nationale.
Sorti de nulle part arrive un avorton qui me dit que ce n'est pas possible, que l'on ne peut pas faire des photos dans  le magasin etc... Je lui fais remarquer que c'est un endroit public, qu'il ne peut y avoir d'interdiction, qu'il s'agit de photos-souvenirs, rien de plus.
- non,  ce n'est pas possible, c'est le reglement de notre societe, on a decide que cela serait comme ca
Comme je n'ai pas l'air convaincu, presque menacant du haut deses 1,40m il me dit :
- voulez-vous que j'appelle la securite ?

Pas la peine. Il y a un autre magasin a cote, ca sera certainement plus cool. Pas question ! Chez Vivenda, c'est le meme cirque. La patate, et le reste, c'est sacre, on la protege des regards etrangers. J'ai a peine le temps de sortir l'appareil photo, pourtant tres discret,  qu'un vigile arrive. Je demande a nouveau a voir le directeur et c'est un autre de la classe avorton qui arrive. Finalement du beau monde. Deux cadres sups, sans doute, peut-etre meme un dirlo, je raonte les memes histoires on me reponds les memes conneries pontifiantes :
- nous le regrettons mais vous comprenez la concurrence pourrait en profiter. Pas moins !...  Je fais semblant de comprendre. Du coup, il me donne les coordonnees de Marissa, l'attachee de presse. Je n'ai pas de temps a perdre.

J'irais sur les marches, ca sera plus sympa...

LE TREMBLEMENT DE TERRE / EL TERREMOTO (DIEGO)

Diego, le petit coiffeur sur la Plaza de Armas (la place centrale) me raconte le tremblement de terre.

"J'etais dans le salon, assis en train de lire le journal et puis ca a commence a trembler, un peu, et ensuite plus fort. J'allais sortir et puis bien sur j'ai pense a mon frere. Je suis monter le chercher et on est descendu lentement, comme on nous apprend pendant les exercices a l'ecole. Tu comprends, on pourrait se casser quelque chose, et ne plus pouvoir bouger. On a courru au milieu au milieu de la place, il y avait deja des gens, ils ne disaient rien, ils avaient peur. Plein d'autres etaient en train d'arriver. Ca tremblait tres fort. On avait l'impression que ca allait durer tout le temps."



Hum... hum...

Il y avait beaucoup  de bruit vers l'eglise *. Les gens ont commence a sortir  en courantils priaient, ils criaient :
- mon Dieu, a l'aide ! mon Dieu au secours ! Mon Dieu aies pitie!
et d'autres choses comme ca. D'autres etaient a genoux, ils ne couraient meme plus, ils pleuraient. La terre tremblait encore, mais moins. Il ne faut pas prier seulement dans ces moments la, il faut toujours prier.
On entendait des cris mais surtout des gros bruits qui venaient de partout dans la ville. L'eglise, le haut avait commence a disparaitre, il s'est  enfonce un peu plus, puis tout s'est effondre d'un seul coup. Il y a eu plein de cris, plus plus rien. Enormement de pousssierre, des murs qui tombaient partout, des cris, des gens qui arrivaient de partout et puis c'est devenu tout calme."

Diego me dit aussi :

"tu comprends l'eglise etait non seulement ancienne mais elle etait en adobe (en terre) comme beaucoup de choses ici. Un coup de peinture dessus et ca y est. Mon endroit il a resiste parce-qu'il est petit, pas haut. D'un cote c'est du ciment, de l'autre des briques, il est entre deux autres. Cette ville c'est une fantaisie. (fantasia ?)

J'etais un peu triste alors je suis alle boire un pisco sour, ca m'a rappele pourquoi j'etais venu ici. Plus tard quand j'ai chatte avec Manuel, il n'en revenait pas que je ne sois pas alle  a la reserve de Parancas ni aux Iles Ballestas. En fait, je n'avais pas trop le moral. Je suis parti en fin d'apres midi pour Nazca ou Fernamdo le patron de l'hotel Micaluz m'attendait. En avant pour de nouvelles aventures !

* de l'autre cote de la place.

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EN ARRIVANT A PISCO / LLEGADA A PISCO

 En arrivant a Pisco ca ne sent pas le pisco et c'est bien dommage. Le pisco, c'est l'alcool national et c'est vraiment bon, surtout dans sa version cocktail, le pisco sour.


Ca ferait d'ailleurs pas de mal d'en avoir bu pour se ballader dans cette ville presque complètement détruite en 2007 par un tremblement de terre. 900 morts pas moins. L'église et le commissariat ont ete complètement détruits avec malheureusement 160 morts dans l'église durant une messe d'enterrement. Au commissariat par contre il n'y avait presque personne...Ce dernier a ete reconstruit, mais pour l'église ca traîne, comme quoi la foi a ses limites....

La reconstruction avance très lentement, on est au Perou, beaucoup de gens dorment encore dans des camps. Doña Elisa, en m'offrant le pisco sour de bienvenue, me raconte que l'on se réfère maintenant au tremblement de terre de "l'an dernier", ca simplifie les choses.

Rien n'est pave, même pas la Plaza de Armas, la place centrale, mais la villedeborde de vie, comme je n'ai jamais vu. La tele-foot gueule partout et pour diner c'est ca, devenir sourd, ou rester affame. Alors comme la bouffe est excellente on ferme... les yeux... ;-)


DEPART DE LIMA VERS LE SUD / SALIDA HACIA EL SUR

DEPART DE LIMA, a PISCO (gouter au pisco, l'alcool national, sur place, et bien sur trainer , voir l'etat des lieux apres le temblement de terre de 2007), NAZCA, voir les celebres lignes depuis une avionnette et ensuite je file sur AREQUIPA, la seconde ville du PEROU, "la ville blanche", comme on dit, le must absolu, , un vrai joyau, je n'en doute pas,je verrai bien... En fait c'est surtout pour moi l'etape obligee pour aller au Cañon de Colca, la premiere vraie randonnee.




Salida de LIMA, PISCO (probar el pisco el vino nacional en el mismo lugar donde lo hacen, pasearme a ver que tal desde el terremoto de 2007), en seguida, voy a NAZCA a ver las famosas líneas desde un avioneta. Luego voy a AREQUIPA, la segunda ciudad de PERÚ, " la ciudad blanca " como dicen, una verdadera joya parece, a ver...De hecho para mi el punto obligado para llegar al Cañon de Colca, mi primera verdadera caminata.

LA DOLCE VITA 2 // LA DOLCE VITA 2

En revenant après une longue promenade digestive tout le long de la plage de Miraflores et ses alentours, on aperçoit Domenico et Eusebio en train de déjeuner a une terrasse. Présentations, quelques mots et invitation immédiate pour le lendemain dimanche. Finalement on sera six a déjeuner même si on finit a dix, a boire, a grignoter ou les deux.


LES SUPERS PISCO SOUR D'EUSEBIO / LOS SUPER PISCO SOUR DE EUSEBIO ,-)De BOISSONS


De DEJEUNER OMAR


UNE "CAUSA", POMME PUREE FARCIE  AVEC DU THON MAYONNAISE// UNA CAUSA, PURE DE PAPA RELLENA CON ENSALADA DE ATUN

De DEJEUNER OMAR

LA INFORMALIDAD // L'ABSENCE DE FORMALISME

 J'aurais peut-être du commencer par la. Alfonso me faisait déguster ma premiere "algarrobina"* et il me voyait tout heureux. Il me demande alors :
- qu'est-ce qui t'a le plus marque depuis ton arrivée au Perou ?
Il y avait pas mal de choses a répondre mais j'ai choisi rapidement :
- les fruits et les bâtiments clairs.
Ca l'a fait rire.Je lui demande a son tour et il répond tout aussi rapidement :
- "la informalidad"
Comment traduire "informalidad" ? L'absence de formalisme ... Sans doute.

Tout est dit.

* Pisco, lait concentre, algarrobina (miel d'algarrobo, caroubier)