Retour de trésors confisqués / Retorno de tesoros confiscados

C'est un véritable moment historique ! Le mercredi 30 mars sont arrivées a Lima les premières pièces  incas actuellement au musée de l'Université Yale aux États-Unis.


D'ici la fin d l'année prochaine 43 000 pièces seront ainsi transférées depuis les États-Unis vers leur terre d'origine. L'archéologue Hiram Bingham avait pu les emporter voilà presque un siècle selon les termes d'un prêt quelque peu abusif consenti par le gouvernement péruvien en 1912.

Et bien d'autres pièces encore....Bien sur une très grande majorité de ces milliers de pièces sont des morceaux, mais les pièces muséables, selon le jargon, sont très nombreuses. Elles seront visibles dans un premier temps dans la casa Concha, une grand maison coloniale de Cuzco aménagée  pour recevoir cette collection dans des conditions idéales. D'ici trois ans elles seront exposées d'une manière définitive, toujours à Cuzco, dans le futur grand musée du "Tahuantinsuyo", l'empire inca.


Tumi : couteau de sacrifice en or / Tumi : cuchillo de sacrificio de oro




 Es un momento verdaderamente histórico! Miércoles, 30 de marzo llegaron a Limalas primeras piezas incas actualmente en el Museo de la Universidad  Yale en los Estados Unidos.


Al fin del próximo año 43 000 piezas serán transferidos desde los EE.UU. a su país de origen. El arqueólogo Hiram Bingham se las había llevado hace casi un siglo   bajo los términos de un préstamo  abusivo con el gobierno peruano en 1912.


Y muchas mas piezas a venir .... Por supuesto, la gran mayoría de estas piezas son miles de pedazos, pero  piezas museables en la jerga, son muy numerosos. Van a ser visibles primero en la Casa Concha, un magnífico mansión colonial en  Cuzco, alistado para recibir esta colección en condiciones ideales. En los tres años estarán expuestos de manera definitiva, siempre en el Cuzco, en el futuro gran museo del "Tahuantinsuyo", el imperio Inca.

Problème de coeur (1)


J’étais un peu en avance à la gare et je croise Joaquim  le contrôleur du train. On avait déjà  échangé quelque mots et je l'invite à un café et bien sur on parle des choses habituelles : marié, pas marié, enfants, pas enfants...
J'ai l'impression qu'il veut me dire quelque chose, je me tais et regarde ailleurs. Finalement il se lance, par petites phrases.Il est amoureux de Sofia, une  fille de dix-huit ans, son âge, et c'est partagé. Tout se passe bien seulement voila elle veut un enfant et lui il n'en veut pas.


Café courrier du coeur
Elle ne travaille pas, elle vit chez ses parents alors l'ami  se demande si l'enfant ne serait pas un prétexte pour quitter la famille. Il se le demande même de plus  en plus. Se marier à vingt ans,  avec un petit salaire et un enfant, vivre chez les parents de l'un ou l'autre avec peu d’intimité, ça ne le tente guère.  On en discute un peu et et finalement, concerné ou non, comme il attendait sans doute mon opinion, je lui dis :
- laisse tomber. Elle dit t'aimer, c'est sans doute vrai mais elle te voit autant, même inconsciemment comme une bouée de sauvetage pour sortir de sa famille. Avoir un enfant : ce n'est pas une preuve d'amour. Un enfant ça coûte cher et ça en sera fini de la vie pour toi. Tu es jeune, profites-en, dans quelques mois tu n'y penseras plus.
Il a ri, il était temps temps de vérifier les billets. J'avais oublie ma pièce d’identité, il s'en foutait.

Impresions de retour / Impresiones de vuelta

Je redescendais du Machu Picchu content, en paix, j'avais presque l'impression du devoir accompli. Etrange à dire n'est-ce pas et pourtant... Depuis le temps où je voulais y retourner, depuis le temps où j’étais arrivé au Pérou et ensuite à Cuzco ça y était enfin... Un grand moment de paix et de bonheur.


Heu-reux ! Fe-liz!
 Aline, une amie, m'a écrit pour s'étonner que je ne raconte pas la visite elle même. Aline, ma chère Aline : en vérité il m'est difficile de raconter. Dit-on comment on fait l'amour ? Ce genre de moment se vit. On ne peut que dire à l'autre "vas-y et profites-en" et il comprendra.

Sur un plan plus concret j'ai eu de la chance. Ce n’était pas la foule des grands jours : à peine deux cents ou trois cents visiteurs durant ma visite alors que l'on peut voir parfois jusqu’à mille cinq cents visiteurs dans une journée. Ce n’était peut-être pas la pleine saison, un lundi, à l'heure où les randonneurs du chemin de l’inca et ceux qui avaient dormi à Aguascalientes, la ville voisine, étaient partis. Qui sait ? En tout cas j'en ai profité. Petit bémol : j'ai regretté d’être seul. Cela commence a devenir plus qu'une gêne...

Trino de Madrid, futur berger inca / Trino  de Madrid, futuro pastor inca
 De vuelta del Machu Picchu me sentía feliz, en paz, casi la sensación de logro. Por extraño que parezca no es así y, sin embargo ... Desde el momento cuando quise regresar, al momento cuando llegó al Perú y luego a Cuzco fue finalmente ... Un gran momento de   paz de felicidad.

Aline, una amiga mi me escribió que se sorprendió que no cuente la visita.Aline, estimada Aline,la verdad es difícil de contar eso. Se dice cuando uno hace el amor ?  Este tipo de momento solo se vive. Sólo podemos decir a otro " adelante y disfrutalo" y va a entender.

En un nivel más práctico tuve suerte. No era la gran multitud: sólo   doscientos o trescientos turistas durante mi visita mientras que a veces pueden ver hasta a 1500 visitantes al día. Tal vez no era la temporada. Era un lunes, a la hora cuando ya los excursionistas del camino del inca y los que se habían quedado en Aguascalientes, la ciudad vecina, se habían ido. ¿Quién sabe? De todos modos  aproveché. No mas lastima  estar solo... Ya lo sientio un poco problemático.
 



Photos Machu Picchu 1978/2010


Quelques photos prises peu près aux même endroits en 1978 et en 2010. Malheureusement le laboratoire FNAC en transférant les diapositives les a inversées de cote, gauche au lieu de droite , ce qui fait apparaître le Wayna Pichu (la montagne du fond) comme étant a gauche alors qu'elle est a droite lorsque l'on regarde le site.





Algunas fotos tomadas casi en los mismos lugares en 1978 y 2010. Desafortunadamente el laboratorio ha invertido las diapositivas durante la la transferencia. Se ve la izquierda en lugar del derecho, así el Wayna Picchu (la montaña en el fondo) se ve a la izquierda mientras que esta a la derecha.

PHOTOS / FOTOS : MACHU PICCHU 1978

Plutôt que celles du printemps dernier je préfère partager avec vous des photos de Machu Picchu prises en 1978. On en voit peu souvent sur un blog et pour cause. Elles ont un intérêt anecdotique. On peut voir l'état du site il y a (plus de) trente ans. Je leur trouve aussi une poésie et des couleurs particulières, les lieux apparaissent plus rustiques, moins entretenus, on voit de l'herbe folle partout. Il émane de tout cela une force moins sensible aujourd'hui, dans un site toujours aussi merveilleux mais devenu très fréquenté, commercial et même, j'ose le dire, aseptisé. Dur à dire quand on a eu la chance de s'y rendre à l'époque. Même si ce site fascine toujours et force l'attachement, c'est ainsi. A l'époque on voyait des promeneurs à Machu Picchu, aujourd'hui ce sont des touristes déguisés en promeneurs.
Plus tard, on pourra voir un montage de certaines photos prises hier et aujourd'hui...
Je n'ai pas encore écrit les légendes des photos, si quelqu'un veut bien m'aider, merci à l'avance.






Decidí compartir con ustedes estas fotos de Machu Picchu tomadas en 1978. Se ven pocas veces en un blog y se sabe porque. Tienen un interés anecdótico. Podemos ver el estado del sitio hace treinta años. También su poesía y sus colores me parecen bien especiales, los sitios aparecen más rústicos, menos mantenidos, se ve alguna hierba salvaje en todas partes. Todavía hoy emana de este sitio una fuerza menos sensible. Se queda siempre maravilloso, pero se volvió muy popular, comercial e incluso, me atrevería a decirlo, algo aseptisado. Es difícil de decirlo, pero cuando uno tuvo la oportunidad de ir allí en ese momento, incluso  al estar fascinado, así uno lo siente. Machu Picchu pertenecía a los paseantes que eran mas que unos turistas.
Más tarde, podemos ver un montaje de algunas fotos tomadas ayer juntas con fotos de hoy ...
No he escrito los pies de las fotos, si a alguien gusta ayudarme, gracias de antemano.



A nous deux Machu Picchu !!! / Ya tu y yo Machu Picchu!!!!

Enfin nous voici !
  
Al fin ya estamos !



La montee n'a pas été trop dure et la vue magnique :
No fue tan dura la subida y la vista magnifica :



(Photos MP 1978 - Arrangement : Végers)

Machu Picchu 1978 : photo souvenir / Foto de recuerdo


Pour passer le temps en attendant le prochain billet : Machu Picchu 1978, souvenir d'un temps d'innocence :


Que sont devenus tous mes compagnons de route de l'époque, quarante ans plus tard ? J'ai une pensée pour eux. Quant à ce blog, Andes 2010, je le dédie au Pérou et à tous les péruviens en leur souhaitant bonne chance.

 ¿Qué pasó con todos mis compañeros de viaje de estos días pasados cuarenta años después? Los recuerdo bien. En cuanto a este blog,  Andes 2010, se lo dedico al Perú y a los peruanos, a todos ellos les deseo buena suerte.

Le train du rêve / El tren del sueño

Bien sur j'ai pris le train pour aller au Machu Pichu... Il y avait la possibilité d'acheter un tour, c'était plus sage vu que les ventes de billets en individuels étaient officiellement impossibles depuis longtemps. C'était faux. Je suis allé chez Perurail, la filiale de l'Orient Express pour les trains péruviens, et j'ai acheté sans problème mon AR. $96 dollars, la moitié du tarif de l'agence. Il y a trois classes ! La Hiram Bingham, le luxe avec repas, thé et tralala, la Vistadome avec un toit de verre panoramique et la bagpacker, pour les routards, très confortables.
Et surprise, en montant à bord, nous sommes dans un wagon Vistadome ! Peu importe la raison : le luxe au prix prolétaire.

Ce fut un très beau voyage, trois heures sans voir le temps passer. Nous sommes dans une défilé, la voie ferrée longe l'Urubumba, une petite rivière qui frétille entre deux montagnes pelées. A la suite des éboulis de janvier l'eau est marron clair, mais c'est joli le marron clair. Nous..., nous on ne sait pas ou regarder : sur les cotés, en haut par les verrières, en plus le soleil est de la partie, bref le rêve. On rêvasse dans nos fauteuils, tout heureux, sachant que bientôt nous attend un  autre rêve... Eh oui, c'est comme cela, il y a parfois des moments parfaits dans la vie.




Para ir al Machu Pichu, claro tomé el tren. Había la posibilidad de comprar un paquete, era más razonable ya que las las ventas de pasajes individuales se acabaron hace tiempo. Era falso. Me fui con PeruRail, la filial de los trenes Orient Express en el Perú, y me compré una ida y vuelta sin problema. $ 96 dólares, la mitad del tarifa de la agencia. Son tres clases. La Bingham Hiram, el lujo, con una comida y el té mas tarde,  la Vistadome con un techo panorámico de vidrio y la clase backpacker para los mochileros, muy confortable también.
Pero que milagro, al subir a nuestro coche es un cocheVistadome !Poco importa la razón :l o lujo al precio de proletario...
Fue un viaje hermoso, de  tres horas, no vimos pasar el tiempo. Estamos en un desfiladero, el ferrocarril sigue el rio Urubumba, un río que corre a lo largo de las entre las montañas áridas. Tras el derrumbe en Enero las aguas son  de color marrón claro, pero que bonito el marrón... Nosotros.., nosotros no sabemos adonde mirar : por los lados, arriba por las cristaleras. Además el sol esta con nosotros, en breve : un sueño. Se sueña despiertos, sentados en los sillones del Vistadome, muy felices, sabiendo que pronto nos espera un sueño mas... Sí, así es, a veces hay momentos perfectos en la vida.

Cuzco 1978 : quelques photos / Cusco 1978 : unas fotos

J'ai dit plus haut que j'étais au Pérou en 1978. Bien sur à Cuzco et au Machu Picchu, étape immanquable entre mille. C'était une époque particulière. Presque tous les pays d'Amérique du sud avaient une dictature militaire. C'était le cas au Pérou mais le gouvernement nationaliste se voulait aussi réformiste : il a ainsi nationalisé le pétrole et exproprié -partiellement- les latifundias, ces immenses propriétés terriennes qui contrôlaient  l'essentiel de la production agricole.
Si à l'époque, nous, les routards, nous étions paradoxalement peu sensibles à cet aspect des choses, on ressent aujourd'hui en regardant ces photos, une certaine tristesse sinon une certaine froideur. La Plaza de Armas (place centrale) toujours pleine de monde, semble bien abandonnée sauf une fois, le dimanche matin, jour du lever du drapeau, avec petit défilé militaire à l'appui. Cette tradition perdure toujours a la grande joie des touristes.


Machu Picchu 1911 / Machu Picchu 1911


Les photos ci-dessous ont été prises par Harry Ward Foote, un collectionneur et naturaliste qui accompagnait Hiram Bingham lors de la découverte de Machu Picchu en juillet 1911.

Las fotos abajo las tomo Harry Ward Foot un coleccionista y un naturalista que acompañaba a Hiram Bingham durante la discurbierta del Machu Picchu en Julio de 1911. 









(Crédit photos : Yale University, Harry Ward Foote)