Cela fait maintenant deux ans que quarante-trois étudiants d l'école normale rurale d'Ayotzinapa (dans l'état de Guerrero) étaient sortis de leur école vers deux heures du matin dans un autobus volé à fin de récolter  des fonds par la force pour se rendre un peu plus tard à Mexico.  (Ces détails matériels sont importants car ils illustrent un contexte qui a bien sur favorisé le drame.)
Tragique manque de chance au cours d'un bref affrontement avec la police locale d'Iguala ou ils se trouvaient alors et une pour raison indéterminée, il furent arrêté par la police et celle de l'état. Peu après ils ont été remis à un groupe de trafiquants de drogues, un des plus importants de l'état de Guerrero). Ces derniers sans avoir exactement identifiés les raisons de la venue des jeuens ont sans doute suivi les consignes du maire avec qui ils étaient liés. Les étudiants n'ont pas compris le danger subséquent qu'un éventuel affrontement meme limité  avec les autorités civiles pouvait signifier : leur arrêt de mort. Ils étaient rapidement arrêtés en premier lieu par la police municipale et celle de l'état de Guerrero. Ceux-ci les ont remis a la maffia locale qui les a embarqués et on ne les a jamais revus.

Alors bien sur deux théories s'affrontent même si objectivement le résultat est identique : c'est un "crime d'état" (l'armée a tu les etudiants), ou les étudiants sont encore vivants, travaillant dan des champs de pavots ou des mines clandestins. Dans aucun des cas les commissions d'enquête n'ont pu prouver quoique ce soit. Ni même par ailleurs retrouver un squelette ou des cendres dans la décharge restes des étudiants étaient supposées être enterrés après avoir été brulés. Il y a même une controverse sur le sujet de la crémation ou non des cadavres : possible ou non.

Il n'y pas de moins de deux commissions d'enquête, une gouvernementales aux conclusions erronées et une commission internationale supposée être le reflet de la tragédie mais sans résultat. Dans les deux cas ces milliers de pages de résultats d'investigation n'ont conduit à RIEN  et il y a peu d e chance que les choses changent à moins de deux possibilités : la découverte miraculeuse d'éléments nouveaux matériels (ossements par exemple) ou les confessions d'un des criminels. Sinon les parents pourront continuer de défiler ce jour ci et pour certains d'entre eux  même offrir un gâteau d'anniversaire à leur fils qu'ils ne croient pas disparu.

Comme l'a si bien fait une commentaire en ligne : une immense parti de cette tragédie est due aux commentaires des prétendus réseaux sociaux qui pour les raisons les plus variées (mode, politique, désir d es'cocuper) ont accaparer et développer une cause sans sinon d' espoir depuis le début. Et d'ailleurs ou sont aujourd'hui ces beaux parleurs? Disparus! Les disparus sont appréciés pour ce qu'ils étaient : des étudiants surtout préoccupés comme ils le disaient eux -même par "la lutte sociale que par le vocation", utilisant pour cela tous le moyens, y compris le plus souvent la violence.

Cette affaire s'est vite transformée est devenue une machine anti-gouvernementale, une providence pour la gauche et l'extrême gauche. Elle a également atteint une dimension internationale, gouvernements, ONG, et institutions politiques. mais à la fin il n'en n'en a rien résulté. Si un jour quelque chose surgit, des éléments déterminants, qui pourra-t-on arrêter ou juger ? Un général ? Un ancien président ou même un ancien maire ou gouverneur ? Un responsable de "crime d'état"?Il faut être sérieux : les étudiants sont mort,  aucune agitation ou commémoration ou appel à se souvenir ne les ressuscitera.

Comme le dit si bien le verset d la bible (Mattthieu 26-52) : "Car celui qui par le fer a vécu par le fer périra."

Welcome to our English Speaking friends

This blog "Balade in the Andes"  (but mostly  a stroll in Peru) was written in spring 2010. It is the account of a two months travel in Peru passing through rapidly through Colombia and Ecuador except for pre-Hispanic sites. Peru is a fascinating country and could have been my expatriation destination would things have not turned fine in Mexico.  
Blogs have a universal vocation but the truth is it is most difficult to reach a large public and become popular. On a practical note this blog was written ten years ago on the road in Internet cafes or enjoying the already common hotel computers
All comments are welcome but moderated in order to avoid SPAM.



Les chagrins du coeur de Joaquim

On a vu une photo du jeune Joaquim le contrôleur du train a Machu Picchu (un tel nom pour une gare et ce n'est pas un rêve ! )  On avait échangé quelque mots dans le train et au retour a la gare comme il y avait du temps et que je le voyais sans rien faire, je l'ai invite a un café. et c'est la qu'il m'a raconte sa vie. Oh pas grand chose mais une fois de plus on m'a pris pour Ménie Grégoire.


Joaquim voulait me dire quelque chose mais je sentais bien qu'il hésitait, je ne disais rien alors finalement il s'est lance, par petites phrases.. Il est amoureux de Sofia, une jeune fille de dix-huit ans, son age, set c'est partage semble-t-il . tout se passe bien seulement voila elle veut un enfant enfant et lui n'en veut pas. Il est vrai qu'elle ne travaille pas, qu'elle est chez ses parents et qu'il se demande si l'enfant ne serait pas un prétexte pour partir de chez eux. Il se demande de plus en plus en plus. A vingt ans se marier, un enfant, un petit salaire unique, vivre chez les parents se l'un ou l'autre avec peu d’intimité comme c'est la coutume au Pérou et le plus souvent ailleurs  en Amérique latine, ça ne le tente guère, on le comprend. alors après un peu de discussion, et même si ce n'était pas ma vie, comme il attendait sans doute mon opinion la-dessus, je lui adit :

- laisse tomber. après tout elle dit t'aimer, c'est sans doute vrai mais elle te voit autant, même inconsciemment comme une bouée de sauvetage pour sortir de sa famille, t'encombrer d'un enfant  et l'amoure n'est pas ca. Un enfant çà coute cher, très cher et ça en sera fini de la vie pour toi. tu es jeune, profites en, dans quelques mois tu n'y penseras plus.

Bonjour et au revoir amis lecteurs

Bonjour et au revoir amis lecteurs

Ce blog est presque terminé.  Il y a tellement à dire sur le Pérou, un seul blog n'y suffirait pas. 
Je me suis installé au Mexique, à Mexico pour une vie moins aventureuse, pour ma retraite, mais qui sait, un jour peut-être à nouveau sur les routes du Brésil ou d'Argentine...?

La gastronomie péruvienne ? La reine !

  En mars 2011 la gastronomie péruvienne a été élue "patrimoine culturelle des Amérique". Si  l'on abuse parfois de ces nominations ou de ces distinctions il faut bien dire que dans le cas présent  c'est amplement mérité. Mais au mot "gastronomie", je préfère le mot "cuisine", celle que tout un chacun peut déguster dans un "comedor publico" pour quelques soles. (un euro : quatre soles)
 Je laisse le mot "gastronomie" aux "chefs" et aux amateurs de complications. Pour ma part le bon c'est le simple, ou le relativement simple, fait par nos mères ou par des cuisiniers sans prétention. Et c'est bien le cas de ce que l'on mange le plus souvent au Pérou : une cuisine, des cuisines variées, qui outre la variété et le bon goût de plats nous surprend toujours par sa présentation si appétissante. Les chiliens, voisins des péruviens, le reconnaissent volontiers et ne tarissent pas d’éloges. Ils se réjouissent même de la présence de nombreux très nombreux restaurants péruviens au Chili, les meilleurs selon eux.

http://blogs.deperu.com/productos-peruanos/la-gastronom-a-peruana-es-desde-hoy-patrimonio-cultural-de-las-am-ricas

Un des chefs les péruviens les plus célèbres, Gaston Acuario, a récemment déclaré :
“Nuestra cocina peruana se ha convertido en una de las dos mejores armas para seducir al mundo, ya que hasta hace poco el único ícono del país era Machu Picchu. ”
("La cuisine péruvienne est devenue l'une des meilleures armes pour séduire le monde, parce-que jusqu'à récemment la seule icône du pays a été Machu Picchu.")


Et cela continue : encore des tresors....



Je ne pouvais pas laisser pas laisser passer cette grande nouvelle. On vient de trouver un nouveau masque en or vieux de près 1200 ans tout près de Lambayeque, la- même ou l'on a reconstitué la fabuleuse tombe du Seigneur de Sipian dans le musée du même nom.

Une petite liste des dernieres trouvailles : http://elcomercio.pe/tag/206797/restos-arqueologicos

 A l'occasion de l'exposition "L'or des Incas" j'avais demandé pourquoi l'archéologie du Pérou, pourtant si riche et recélant tant de tresors, recevait si peu de crédits alors que l'archéologie mexicaine qui a déjà tellement donne continue de recevoir des milliards pour finalement déterrer des jarres, des pans de murs et des colifichets. Bien sur il y a encore beaucoup a faire au Mexique mais le recherche archéologique internationale devrait quand même se rappeler qu'au Pérou il y a monde préhispanique non seulement aussi riche et varié mais aussi ou tellement reste a faire.
Certes il y a moins de sites spectaculaires, ils sont plus difficiles d'acces - mais pas tous-, le Pérou est plus loin des Etats-Unis, ce n'est pas aussi prestigieux, alors bien sur.....

Les trésors de Machu Picchu et de Chichen Itza

Teo Allain Chambi : Lever de soleil à Machu Picchu/Amanecer en Machu Picchu (2001)
Ce matin Yahoo! Mexique consacrait un long article à la découverte de Machu Picchu mais aussi au pillage du site ("saqueo."*)  C'est un sujet auquel les mexicains sont très sensibles. Il s'est passé à Chichen Itza, le site emblématique du pays, à peu près ce qui s’est passé à Machu Picchu au Pérou.


Linda Connor : Machu Picchu (1984)
 C'est le consul américain à Mérida, Edward Thompson qui a fait déblayer une grande partie du site à partir de 1904 et expédié  les trésors trouvés frauduleusement aux Etats-Unis. Les mexicains essaient de les récupérer mais aucun accord n'est en vue. L'accord entre le le Pérou et l'université de Yale peut servir de référence lors de nouvelles discussions entre le Mexique et Harvard. 
Le jour où un gouvernement de gauche sera élu au Mexique, on peut parier que cette spoliation ne devienne alors le symbole d’une fierté nationale bafouée et qu'il ne se montre alors très pressant et déterminé à récupérer son bien sans atermoiements. Cela dit il ne faut pas se faire d'illusions.


Werner Bishof : Portes dans le groupe royal / Puertas en el grup real (1954)
 L'article de Yahoo! : Cent ans de fouilles et de pillage

* saqueo : même racine que le mot français "sac' dans l'expression "mise à sac"? Probable.

Le lama qui rit/ El lama que se rie

On l'a vu : j'ai croisé des touristes israéliens à Bogota, d'autres a Cuzco, j'ai parlé de leurs lieux, alors bien sur ils ont aussi leurs souvenirs comme par exemple cette carte postale. La bulle ? Je vais aller à la pêche pour voir de quoi il retourne. Promis....





Retour de trésors confisqués / Retorno de tesoros confiscados

C'est un véritable moment historique ! Le mercredi 30 mars sont arrivées a Lima les premières pièces  incas actuellement au musée de l'Université Yale aux États-Unis.


D'ici la fin d l'année prochaine 43 000 pièces seront ainsi transférées depuis les États-Unis vers leur terre d'origine. L'archéologue Hiram Bingham avait pu les emporter voilà presque un siècle selon les termes d'un prêt quelque peu abusif consenti par le gouvernement péruvien en 1912.

Et bien d'autres pièces encore....Bien sur une très grande majorité de ces milliers de pièces sont des morceaux, mais les pièces muséables, selon le jargon, sont très nombreuses. Elles seront visibles dans un premier temps dans la casa Concha, une grand maison coloniale de Cuzco aménagée  pour recevoir cette collection dans des conditions idéales. D'ici trois ans elles seront exposées d'une manière définitive, toujours à Cuzco, dans le futur grand musée du "Tahuantinsuyo", l'empire inca.


Tumi : couteau de sacrifice en or / Tumi : cuchillo de sacrificio de oro




 Es un momento verdaderamente histórico! Miércoles, 30 de marzo llegaron a Limalas primeras piezas incas actualmente en el Museo de la Universidad  Yale en los Estados Unidos.


Al fin del próximo año 43 000 piezas serán transferidos desde los EE.UU. a su país de origen. El arqueólogo Hiram Bingham se las había llevado hace casi un siglo   bajo los términos de un préstamo  abusivo con el gobierno peruano en 1912.


Y muchas mas piezas a venir .... Por supuesto, la gran mayoría de estas piezas son miles de pedazos, pero  piezas museables en la jerga, son muy numerosos. Van a ser visibles primero en la Casa Concha, un magnífico mansión colonial en  Cuzco, alistado para recibir esta colección en condiciones ideales. En los tres años estarán expuestos de manera definitiva, siempre en el Cuzco, en el futuro gran museo del "Tahuantinsuyo", el imperio Inca.

Problème de coeur (1)


J’étais un peu en avance à la gare et je croise Joaquim  le contrôleur du train. On avait déjà  échangé quelque mots et je l'invite à un café et bien sur on parle des choses habituelles : marié, pas marié, enfants, pas enfants...
J'ai l'impression qu'il veut me dire quelque chose, je me tais et regarde ailleurs. Finalement il se lance, par petites phrases.Il est amoureux de Sofia, une  fille de dix-huit ans, son âge, et c'est partagé. Tout se passe bien seulement voila elle veut un enfant et lui il n'en veut pas.


Café courrier du coeur
Elle ne travaille pas, elle vit chez ses parents alors l'ami  se demande si l'enfant ne serait pas un prétexte pour quitter la famille. Il se le demande même de plus  en plus. Se marier à vingt ans,  avec un petit salaire et un enfant, vivre chez les parents de l'un ou l'autre avec peu d’intimité, ça ne le tente guère.  On en discute un peu et et finalement, concerné ou non, comme il attendait sans doute mon opinion, je lui dis :
- laisse tomber. Elle dit t'aimer, c'est sans doute vrai mais elle te voit autant, même inconsciemment comme une bouée de sauvetage pour sortir de sa famille. Avoir un enfant : ce n'est pas une preuve d'amour. Un enfant ça coûte cher et ça en sera fini de la vie pour toi. Tu es jeune, profites-en, dans quelques mois tu n'y penseras plus.
Il a ri, il était temps temps de vérifier les billets. J'avais oublie ma pièce d’identité, il s'en foutait.

Impresions de retour / Impresiones de vuelta

Je redescendais du Machu Picchu content, en paix, j'avais presque l'impression du devoir accompli. Etrange à dire n'est-ce pas et pourtant... Depuis le temps où je voulais y retourner, depuis le temps où j’étais arrivé au Pérou et ensuite à Cuzco ça y était enfin... Un grand moment de paix et de bonheur.


Heu-reux ! Fe-liz!
 Aline, une amie, m'a écrit pour s'étonner que je ne raconte pas la visite elle même. Aline, ma chère Aline : en vérité il m'est difficile de raconter. Dit-on comment on fait l'amour ? Ce genre de moment se vit. On ne peut que dire à l'autre "vas-y et profites-en" et il comprendra.

Sur un plan plus concret j'ai eu de la chance. Ce n’était pas la foule des grands jours : à peine deux cents ou trois cents visiteurs durant ma visite alors que l'on peut voir parfois jusqu’à mille cinq cents visiteurs dans une journée. Ce n’était peut-être pas la pleine saison, un lundi, à l'heure où les randonneurs du chemin de l’inca et ceux qui avaient dormi à Aguascalientes, la ville voisine, étaient partis. Qui sait ? En tout cas j'en ai profité. Petit bémol : j'ai regretté d’être seul. Cela commence a devenir plus qu'une gêne...

Trino de Madrid, futur berger inca / Trino  de Madrid, futuro pastor inca
 De vuelta del Machu Picchu me sentía feliz, en paz, casi la sensación de logro. Por extraño que parezca no es así y, sin embargo ... Desde el momento cuando quise regresar, al momento cuando llegó al Perú y luego a Cuzco fue finalmente ... Un gran momento de   paz de felicidad.

Aline, una amiga mi me escribió que se sorprendió que no cuente la visita.Aline, estimada Aline,la verdad es difícil de contar eso. Se dice cuando uno hace el amor ?  Este tipo de momento solo se vive. Sólo podemos decir a otro " adelante y disfrutalo" y va a entender.

En un nivel más práctico tuve suerte. No era la gran multitud: sólo   doscientos o trescientos turistas durante mi visita mientras que a veces pueden ver hasta a 1500 visitantes al día. Tal vez no era la temporada. Era un lunes, a la hora cuando ya los excursionistas del camino del inca y los que se habían quedado en Aguascalientes, la ciudad vecina, se habían ido. ¿Quién sabe? De todos modos  aproveché. No mas lastima  estar solo... Ya lo sientio un poco problemático.
 



Photos Machu Picchu 1978/2010


Quelques photos prises peu près aux même endroits en 1978 et en 2010. Malheureusement le laboratoire FNAC en transférant les diapositives les a inversées de cote, gauche au lieu de droite , ce qui fait apparaître le Wayna Pichu (la montagne du fond) comme étant a gauche alors qu'elle est a droite lorsque l'on regarde le site.





Algunas fotos tomadas casi en los mismos lugares en 1978 y 2010. Desafortunadamente el laboratorio ha invertido las diapositivas durante la la transferencia. Se ve la izquierda en lugar del derecho, así el Wayna Picchu (la montaña en el fondo) se ve a la izquierda mientras que esta a la derecha.

PHOTOS / FOTOS : MACHU PICCHU 1978

Plutôt que celles du printemps dernier je préfère partager avec vous des photos de Machu Picchu prises en 1978. On en voit peu souvent sur un blog et pour cause. Elles ont un intérêt anecdotique. On peut voir l'état du site il y a (plus de) trente ans. Je leur trouve aussi une poésie et des couleurs particulières, les lieux apparaissent plus rustiques, moins entretenus, on voit de l'herbe folle partout. Il émane de tout cela une force moins sensible aujourd'hui, dans un site toujours aussi merveilleux mais devenu très fréquenté, commercial et même, j'ose le dire, aseptisé. Dur à dire quand on a eu la chance de s'y rendre à l'époque. Même si ce site fascine toujours et force l'attachement, c'est ainsi. A l'époque on voyait des promeneurs à Machu Picchu, aujourd'hui ce sont des touristes déguisés en promeneurs.
Plus tard, on pourra voir un montage de certaines photos prises hier et aujourd'hui...
Je n'ai pas encore écrit les légendes des photos, si quelqu'un veut bien m'aider, merci à l'avance.






Decidí compartir con ustedes estas fotos de Machu Picchu tomadas en 1978. Se ven pocas veces en un blog y se sabe porque. Tienen un interés anecdótico. Podemos ver el estado del sitio hace treinta años. También su poesía y sus colores me parecen bien especiales, los sitios aparecen más rústicos, menos mantenidos, se ve alguna hierba salvaje en todas partes. Todavía hoy emana de este sitio una fuerza menos sensible. Se queda siempre maravilloso, pero se volvió muy popular, comercial e incluso, me atrevería a decirlo, algo aseptisado. Es difícil de decirlo, pero cuando uno tuvo la oportunidad de ir allí en ese momento, incluso  al estar fascinado, así uno lo siente. Machu Picchu pertenecía a los paseantes que eran mas que unos turistas.
Más tarde, podemos ver un montaje de algunas fotos tomadas ayer juntas con fotos de hoy ...
No he escrito los pies de las fotos, si a alguien gusta ayudarme, gracias de antemano.



A nous deux Machu Picchu !!! / Ya tu y yo Machu Picchu!!!!

Enfin nous voici !
  
Al fin ya estamos !



La montee n'a pas été trop dure et la vue magnique :
No fue tan dura la subida y la vista magnifica :



(Photos MP 1978 - Arrangement : Végers)

Machu Picchu 1978 : photo souvenir / Foto de recuerdo


Pour passer le temps en attendant le prochain billet : Machu Picchu 1978, souvenir d'un temps d'innocence :


Que sont devenus tous mes compagnons de route de l'époque, quarante ans plus tard ? J'ai une pensée pour eux. Quant à ce blog, Andes 2010, je le dédie au Pérou et à tous les péruviens en leur souhaitant bonne chance.

 ¿Qué pasó con todos mis compañeros de viaje de estos días pasados cuarenta años después? Los recuerdo bien. En cuanto a este blog,  Andes 2010, se lo dedico al Perú y a los peruanos, a todos ellos les deseo buena suerte.

Le train du rêve / El tren del sueño

Bien sur j'ai pris le train pour aller au Machu Pichu... Il y avait la possibilité d'acheter un tour, c'était plus sage vu que les ventes de billets en individuels étaient officiellement impossibles depuis longtemps. C'était faux. Je suis allé chez Perurail, la filiale de l'Orient Express pour les trains péruviens, et j'ai acheté sans problème mon AR. $96 dollars, la moitié du tarif de l'agence. Il y a trois classes ! La Hiram Bingham, le luxe avec repas, thé et tralala, la Vistadome avec un toit de verre panoramique et la bagpacker, pour les routards, très confortables.
Et surprise, en montant à bord, nous sommes dans un wagon Vistadome ! Peu importe la raison : le luxe au prix prolétaire.

Ce fut un très beau voyage, trois heures sans voir le temps passer. Nous sommes dans une défilé, la voie ferrée longe l'Urubumba, une petite rivière qui frétille entre deux montagnes pelées. A la suite des éboulis de janvier l'eau est marron clair, mais c'est joli le marron clair. Nous..., nous on ne sait pas ou regarder : sur les cotés, en haut par les verrières, en plus le soleil est de la partie, bref le rêve. On rêvasse dans nos fauteuils, tout heureux, sachant que bientôt nous attend un  autre rêve... Eh oui, c'est comme cela, il y a parfois des moments parfaits dans la vie.




Para ir al Machu Pichu, claro tomé el tren. Había la posibilidad de comprar un paquete, era más razonable ya que las las ventas de pasajes individuales se acabaron hace tiempo. Era falso. Me fui con PeruRail, la filial de los trenes Orient Express en el Perú, y me compré una ida y vuelta sin problema. $ 96 dólares, la mitad del tarifa de la agencia. Son tres clases. La Bingham Hiram, el lujo, con una comida y el té mas tarde,  la Vistadome con un techo panorámico de vidrio y la clase backpacker para los mochileros, muy confortable también.
Pero que milagro, al subir a nuestro coche es un cocheVistadome !Poco importa la razón :l o lujo al precio de proletario...
Fue un viaje hermoso, de  tres horas, no vimos pasar el tiempo. Estamos en un desfiladero, el ferrocarril sigue el rio Urubumba, un río que corre a lo largo de las entre las montañas áridas. Tras el derrumbe en Enero las aguas son  de color marrón claro, pero que bonito el marrón... Nosotros.., nosotros no sabemos adonde mirar : por los lados, arriba por las cristaleras. Además el sol esta con nosotros, en breve : un sueño. Se sueña despiertos, sentados en los sillones del Vistadome, muy felices, sabiendo que pronto nos espera un sueño mas... Sí, así es, a veces hay momentos perfectos en la vida.

Cuzco 1978 : quelques photos / Cusco 1978 : unas fotos

J'ai dit plus haut que j'étais au Pérou en 1978. Bien sur à Cuzco et au Machu Picchu, étape immanquable entre mille. C'était une époque particulière. Presque tous les pays d'Amérique du sud avaient une dictature militaire. C'était le cas au Pérou mais le gouvernement nationaliste se voulait aussi réformiste : il a ainsi nationalisé le pétrole et exproprié -partiellement- les latifundias, ces immenses propriétés terriennes qui contrôlaient  l'essentiel de la production agricole.
Si à l'époque, nous, les routards, nous étions paradoxalement peu sensibles à cet aspect des choses, on ressent aujourd'hui en regardant ces photos, une certaine tristesse sinon une certaine froideur. La Plaza de Armas (place centrale) toujours pleine de monde, semble bien abandonnée sauf une fois, le dimanche matin, jour du lever du drapeau, avec petit défilé militaire à l'appui. Cette tradition perdure toujours a la grande joie des touristes.


Machu Picchu 1911 / Machu Picchu 1911


Les photos ci-dessous ont été prises par Harry Ward Foote, un collectionneur et naturaliste qui accompagnait Hiram Bingham lors de la découverte de Machu Picchu en juillet 1911.

Las fotos abajo las tomo Harry Ward Foot un coleccionista y un naturalista que acompañaba a Hiram Bingham durante la discurbierta del Machu Picchu en Julio de 1911. 









(Crédit photos : Yale University, Harry Ward Foote)

Au temps jadis / En los dias pasados


Il fallait que je retourner à Machu Picchu, trop fascinant et que j'avais tant aimé, un souvenir de jeunesse, de liberté et de bonheur. car a l'époque il n'y avait pas que le tourisme. dans les années 70, le voyage c'était autre chose. On partait rarement pour quelques semaines ou mois. On partait un peu l'aventure en s'affranchissant des règles de vie  occidentales. Sur la route c'était beaucoup plus simple qu'aujourd'hui, à peine quelques hôtels où l'on se retrouvait tous, guère d'options de parcours, un seul guide ou presque: le South American Handbook, une vraie bible justement sur papier bible que l'on partageait.


Ne pas rire SVP ! / No rianse por favor!
Il y avait des petits commerces mais pas l'industrie dévorante d'aujourd'hui. Peu d'hôtels, au moins selon nos budgets, avaient  l'eau chaude, on dormait toujours en dortoirs, guère de fastfoods et pas de pizze, pas de carte de crédits, pas d'appareils numériques mais des photos que l'on prenait avec soin, non pas trois mille mais trois cents ou à peine plus. C'était un autre voyage, moins speed, on donnait le temps au temps, rien ne nous attendait au retour.


South American Handbook (1927), pas le mien ! No el mio!