En préparant le voyage au Pérou on découvre rapidement qu'il a bien plus que le Machu Pichu, le lac Titicaca et la cordillère blanche. Et bien sur les indiennes au chapeau rond. "Indigènes," c'est le mot correct comme on l'apprend sur place.
Parmi les incontournables il y a bien sur l'excursion dans les environs de Cuzco, une demi-douzaine de sites dont je n'ai retenu que la citadelle de
Sacsayhuaman, appelée tout simplement Sexywoman par les touristes, c'est plus pratique. Ce n'est qu'a deux kilomètres sur un plateau surplombant la ville, avec un très beau panorama :
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Cuzco, le "nombril du monde" selon les incas / Cuzco el "ombligo del mundo" segùn los incas |
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Un espace gigantesque avec une triple muraille c'est une ville ? Une place forte ? Mais non : c'est tout simplement un lieu de pèlerinage et de rituels... Au centre de l'immense terrasse on pouvait voir un temple dédié au soleil et des milliers de fidèles s'y pressaient, en particulier lors de la fête de l'Inti-Raymi, la fête du soleil en quéchua, au solstice d'hiver le 24 juin.
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Vue panoramique de la triple muraille /Vista panoramica de la muralla triple
(Photo / Foto : Wikipédia) |
Mais ce qui est passionnant ce sont les énormes blocs de calcaire de la muraille principale. Ils pèsent tous un poids faramineux, l'un d'entre eux pesant jusqu'à cent vingt-huit tonnes.*
Comment ont-ils été transportés et mis en place, le mystère reste entier. Comme d''habitude les spécialistes ont des théories, contradictoires comme il se doit. Étonnant aussi, le fait que l'on ne puisse même pas glisser une feuille de papier entre deux blocs.Un prodige !
Le guide donne quelques explications mais aussi intéressant que cela soit, comme le temps est compté, à peine quarante cinq minutes, je préfère regarder, rêver et prendre des photos.
Il est vrai aussi qu'il y eut un incident qui gâcha un peu l'ambiance. Une péruvienne s'était mise à traduire en français à voix haute et même a enregistrer les explications. Comme nous sommes dans un groupe et non dans une dans excursion privée je demande gentiment et puis fermement a la señorita d'arrêter. Mais ca ne plait pas du tout a la gêneuse qui me lance :
- eh bien partez, vous n'avez qu'a faire une excursion privée !
Eh oui : le monde renversé. L'adage : "ou il y a de la gêne il n'y a pas de plaisir" se vérifiait une fois de plus.
Finalement, à la demande express du guide, Miss Pérou finit par se calmer et nous laisser profiter de la visite.
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